Blaise Patrix
Directeur Artistique LES ATELIERS PARTAGE
extrait de l'article de Bernard Verschueren
"BLAISE PATRIX : fait du partage un Art"
parut dans la tribune de Bruxelles du 8 au 14 fevrier 2011
"...Après avoir vécu en France et aux Pays Bas, Blaise retourne s’installer au Burkina dix ans plus tard. Sans le sou au départ, il creuse le puits d’une maison qu’on lui prête à Ouagadougou. Dans un lot de planches de caisse récupérées il fabrique ses meubles, et construit le auvent qui lui sert d’atelier. Il peint abondamment, en même temps qu’il s’ancre progressivement dans les conditions de base, modestes et solidaires, de la vie d’un quartier ouagalais. S’agissant de son parcours d’alors il parle d’un travail de « déssouchement » : apprendre à se voir par les yeux de l’autre et à aimer partager les points de vue les plus divers, fussent-ils opposés. En quelques années, il présente sa peinture à l’échelle internationale et voyage en Europe, aux Etats Unis et aux Antilles. A la fin des années 90, il s’installe trois ans au Sénégal où il amorce une série qui constitue aujourd’hui une collection hétéroclite et unique de quelque 150 portraits intimistes. Des portraits qui, à l’instar des autres facettes très diversifiées de son travail, attestent de la curiosité majeure de cet artiste inquiet et expansif pour l’humain.
Blaise Patrix et sa famille s’installent à Bruxelles en 2001. Son atelier est situé à quelques encablures du Parvis de Saint-Gilles.
Parallèlement à son travail individuel, il développe depuis une douzaine d’année des projets artistiques à portée sociale sous le titre « LES ATELIERS PARTAGE ». Il s’agit d’un processus de création participative qui invite des artistes confirmés à encadrer autour d’ateliers d’Art Plastique (peinture, photo ou vidéo), un public actif à la création d’une œuvre collective. L’émulation génère ainsi des relations respectueuses de soi-même, de son rapport aux autres et à l’environnement. La qualité de l’œuvre produite gratifie aussi bien les participants eux-mêmes que le public en général. Ces projets conçus en collaboration avec des commanditaires publics ou privé, s’adaptent au contexte et s’adressent en général à tous les publics tout en accordant une attention particulière aux franges de la population en difficulté d’insertion.
Le projet « Partage l’Arc En Ciel », par exemple, a fédéré la participation de 500 riverains de la station BELGICA sur le thème des enjeux du développement durable au sein d’une fresque de 130 M2 qui en décore à présent le couloir d’accès.
Blaise développe le concept de « peinture en cercle » particulièrement efficace s’agissant de créer des liens, de cultiver la confiance en soi et le désir de participer. Partager spontanément un espace convergeant vers un centre unique est réellement enthousiasmant. Peindre en cercle, conjugue les énergies et fait produire des œuvres denses et cohérentes même à des personnes qui n’ont jamais peint auparavant. Des œuvres qui parlent de façon gratifiante non seulement aux acteurs directs qui ont participé activement à leur création mais aussi à l’ensemble de leurs spectateurs qui y reconnaissent une expression très vivante de la convivialité. Une composition graphique éditée en impression digitale dans la station Bockstaêl reflète la participation de 300 usagers de la station à de ateliers créatifs organisés in situ.
Le projet en cours « L.A.P. 1 » soutenu par le Programme Culture de la Commission à l’ambition de disséminer la pratique et de mettre en réseau des expériences similaires à l’échelle internationale. Le projet coordonne des actions dans trois pays, actions qui seront présentées lors d’une conférence à une quarantaine d’artistes et organismes d’au moins dix pays d’Europe. ..."
Expose son travail au niveau internationnal depuis 1970 (Europe, USA, Afrique, Caraïbes, Chine)
Developpe depuis 1996 des projets Artistiques poursuivant des objectifs de développement solidaire et responsable . Auteur de la méthode LES ATELIERS PARTAGE
"...Le projet en cours « L.A.P. 1 » soutenu par le Programme Culture de la Commission à l’ambition de disséminer la pratique et de mettre en réseau des expériences similaires à l’échelle internationale. Le projet coordonne des actions dans trois pays, actions qui seront présentées lors d’une conférence à une quarantaine d’artistes et organismes d’au moins dix pays d’Europe. Le partenaire finlandais, Culture Power Station utilise la réalisation et la projection sur façade d’un film vidéo afin d’œuvrer à l’intégration des communautés Rom et Irakienne dans la Ville de Kemi. En Italie, Lai Momo un projet pictural exposé dans l’espace public favorise le rapprochement entre les autochtones de Caldarera près de Bologne et les travailleurs saisonniers venus du Pakistan ou d’Europe centrale. En Belgique, La Vennerie favorise les liens entre les populations de Watermal-Boisfort par la création photographique qu’une installation scénographique mettra en valeur sur une des places de la ville. La fondation SMART, porteuse du projet, accompagne sa gestion en mettant au point un outil web apte à soutenir les collaborations culturelles à l’échelle internationale...." B V Tribune de BXL
